26.4.26

she's got herself a little piece of heaven


Mon sandwich feel good a hyper bien fonctionné ! Été dormir à 22h30 et réveillée à 3h30 du mat’, mais j’ai scrollé jusqu’à 6h30. Pris un petit déjeuner hyper cool :

  • tartines au jambon-beurre
  • petit bol de morceaux d’ananas
  • Krisprolls avec rillettes de canard + Krisprolls confiture de pêche
  • grand verre de jus d’orange et un verre de lait.

Puis je suis retournée dormir comme une masse, avec un sommeil sponsorisé par Hondelatte/Rizet jusque 18h. Putain, j’avais vraiment besoin de dormir, mais l’humeur est revenue au beau fixe. En tout cas, c’est pas dégueulasse.

Je me dis que je devrais écrire plus souvent ce que je bouffe, d’ailleurs. Parce que ça fait partie des trucs que j’aime ! Puis continuer d’écrire sur mes règles si ça me chante ; ça me fait un bon tracker.

Il est 21h22, j’ai pris ma douche du soir, Get Him to the Greek tourne en fond. Il fait bon, c’est vraiment une soirée printanière. Demain, je dois aller faire les courses.

Petite note random.

25.4.26

I got my shit together


J'ai fait une énorme nuit blanche ârce que voilà. Donc, je suis allée dormir à 14h00 et je me suis réveillée à 18h30 en me sentant vaseuse à fond mais déjà plus au clair. 

Du coup, éclat de génie : me faire le super sandwich feel good
  •  tartines toastées
  •  oeufs type omelette très fine
  •  tranches de cheddar 
  •  couche de confiture : myrtille, poire ou figue 
  •  sel, poivre, pincée d'ail en poudre

Le tout avec un grand verre de jus d'orange, un verre de lait et un bol d'ananas en morceaux. 

Résultat : ce truc m'a retapée comme il faut à 20h. Je zone devant de vieux épidoses de Faites Entrer l'Accusé et le couché s'annonce tôt. 

Les petites choses simples peuvent être ultra éfficaces ! 

19.4.26

I can hold my own hand


Au final, c'est très bien que je parvienne à trouver toute seule comment me réguler, faire la refonte de mon quotidien par des petites choses qui semblent un peu simplistes mais diablement efficaces. Parfois, le less is more est ce qu'il y a de plus redoutable.

Je sais pas... c'est comme découvrir un petit passage souterrain en soi et se dire : « Putain. Okay ! Je t'ai cherché longtemps mais ENFIN je vais pouvoir marcher sur ce foutu chemin entre guerre et paix sans chialer des seaux de larmes avec cris stridents mais plutôt en pantoufles avec un bic 4 couleurs qui morfle contre le papier. »

Et ceci, dans l'univers de ma tête peuplé de conneries, d'hameçons et de jolies choses ; c'est presque une victoire -- avec des bouées au bras, mais quand même !

Ça me donne cette sensation si longtemps recherchée et jamais connue avant ; avoir un minimum de défense. J'en ai plein, hein, mais avec des bouts de ficelles. Mais là, je parle vraiment de ce truc qui rétablit un certain ordre, qui fout une distance saine entre soi et des trucs qui puent du cul.

Arrêter de courir dans la maison en feu alors qu'on est en bikini. Arrêter de claquer la tronche contre le mur et préférer hurler dans un oreiller parfumé de lavande pour un sommeil réparateur. Boire de la camomille en écrivant des lettres d'insultes puis tout cramer avant de prendre un bon bol d'air sur la terrasse (si t'es pas du genre à faire le tour du quartier).

Faire un gros sourire de merde à ce putain de connard qui nous fait chier et quand même faire ce qu'on veut. Décider d'être cette personne bancale et quand même soutenir qu'on est plus heureux comme ça qu'en discutant de crèche ou de prêt hypothécaire dont on n'a strictement RIEN À FOUTRE. Être le loser dans l'histoire de l'autre, le récipiendaire de toute la pisse à la gueule et mettre un K-WAY rose fluo si ça peut lui faire plaisir et retourner chez soi en écoutant tout l'album d'Aqua parce qu'on ne doit pas toujours miser sur la profondeur afin de flotter à la surface de l'eau pour ne pas se noyer.

Être en retard dans ses lessives, déconner plein tube et être la touriste de sa propre carrière professionnelle. La réduire tellement à néant que ça revient au même de faire table rase pour enfin tout recommencer sans qu'on nous casse les couilles avec des préceptes de merde qui te collent 4 ulcères, des vacances pourries qui ne régulent rien. Redeviens cet ado qui sait pas où aller, il aura peut-être plus de flair que l'adulte qui s'est paumé.

Qui sait, hein... peut-être que l'ado en nous sert précisément à nous alléger d'un sacré paquet de conneries dans le sac à dos. L'ado est pas bien dans sa peau mais l'ado a l'énergie et la beauté des gamins qui fonctionnent en service minimum tout en chiant encore relativement bien sur une multitude de conneries qu'on s'efforcera d'avaler comme des cons.

Alors, mmmh, faut-il juste être un ado et jamais un adulte ? À la réflexion, non. Mais vouer son existence à être le meilleur apôtre de cette planète est comme cramer les meilleures années de la vie en se racontant plein de foutaises. En gros, je pense que le mieux c'est l'alliance des deux, théoriquement.

C'est sans doute apprendre quand l'un doit parler et quand l'autre doit garder la main sur le volant en moumoute (j'ai le droit de prendre une image bien con, oui) (motif léopard, si tu veux).

Et dire que j'ai écrit ça en ayant mes règles tout en me coltinant une migraine.

J'aime vraiment bien.

12.4.26

Love me tender


La journée a été plus tranquille que les précédentes. J'ai bien dormi et énormément bouffé. Comme si j'avais eu besoin de reprendre des forces et revenir à un calme relatif.

Comme toutes les personnes qui se farcissent une sorte de dépression bien cracra, telle Bella Swan assise devant sa fenêtre durant des mois, j'ai également du mal à décoller. Peut-être en partie parce que je sais que la sortie sera sans doute un peu brutale, et qu'il me faut en même temps adopter un autre rythme et dire adieu à certaines habitudes de merde bien ancrées.

Par exemple, celle d'écrire à 5 h 10 du matin alors que je suis censée dormir en faisant ma nuit.

C'est un bon indice de lose, ça.

6.4.26

But I'm a creep, I'm a weirdo


Non mais, je vous rassure, je vois bien que j'ai un problème. Trois rayons de soleil et pouf ! Je me trolle toute seule en changeant le background fleuri du blog, ça n'aura même pas tenu un mois. Donc, mmmmh, soit j'ai un problème avec : 

- les fleurs
- le design en général 
- le soleil
- mon incapacité à me satisfaire d'un truc imparfait 
- l'impulsivité

A mon avis, c'est le soleil, mais je peux me tromper. 

Stranger's eyes see through me


 C'est important de lire des blogs. La magie tient dans le fait que la personne qui poste une note n'a parfois aucune idée à quel point ça peut aider une autre personne à changer de perspective pour la journée. (un peu comme moi ce matin avec la note de Sténia)

Dieu a enfin appuyé sur le bouton "printemps", c'était pas trop tôt, putain. 11h30, je suis encore dans mon lit, j'entends les oiseaux chanter, le voisin qui prépare le BBQ et l'odeur arrive jusque dans ma chambre, les enfants jouent dehors. Seigneur, comment j'ai attendu ça longtemps.

Pris une douche, filé les médocs au chat avant qu'il ne se barre dehors profiter du soleil (ou encore se bagarrer, hein, cette racaille).

Portée par la joie partagée du voisinage pour ce soleil de saison, je me suis dit que j'allais me faire un petit déjeuner qui te refout sur le droit chemin intérieur : œufs mollets, tartines grillées, jus d'orange, cacao, saumon fumé en tranches et carottes râpées. Théoriquement, je dirais que j'ai visé juste.

Ici, je ne parle pas vraiment de ce que je traverse en ce moment. Vous avez des grandes lignes saupoudrées d'humour (parfois bien et parfois naze, m'enfin ça, c'est vous qui voyez), mais je ne griffonne pas en détail le bordel. Je l'écris à mon père dans un carnet ou, comme je le précisais ultérieurement sur mon blog, à mon chat mort (oui, je parle à mon chat mort --mais aussi aux autres morts comme mon père. J'ai totalement un côté goth, j'en peux rien). Puis ici, faudrait sans doute que je foute des trigger warnings relous dans tous les sens (parce que, a priori, c'est ce qu'on est censé faire de nos jours O_o), et ça finirait par ressembler à une balade destroy sur le Strip de Las Vegas avec tout qui clignote en mode Ibuprofen.

Cela dit, grâce à du saumon, une carotte râpée industrielle (oui, écoute, j'ai pas le temps) et une note bien écrite sur un blog, je me suis rappelée qu'on pouvait AUSSI, de temps en temps, choisir un peu le statu quo. M'a fallu plus de 30 ans pour comprendre cette perspective possible et temporaire. Et, quelques fois, j'oublie qu'elle existe. Pourtant, c'est parfois indispensable. Il faut savoir s'arrêter deux secondes dans le bordel et se dire : "meh, je vais faire une pause et accepter un peu l'état actuel du truc en pensant fuck it." Fuck it est également très utile.

Toujours pas fait ma routine beauté 48 étapes. Sais pas trop ce que j'attends.

Donc, pour résumer, c'est un peu ma note de Bigfoot content, en fait.

Bon, je vais faire une sieste devant le documentaire sur le Fyre Festival qui a arnaqué des gamins riches.

5.4.26

Livin' in a gangsta's paradise

 Me suis levée ce matin avec la mission des courses. Bon, peut-être que c'est ma grand-mère qui me manque à fond, je sais pas, mais gamine, j'adorais faire des courses avec elle. De nos jours, c'est comme m'envoyer à l'abattoir.

Ventre vide tapissé d'un café, j'ai erré dans les rayons en me disant que j'allais peut-être me mettre au crack à 40 ans pour supporter. Qui sait ?! Le crack à 20 ans, c'est des conneries, t'es trop jeune. T'as pas encore vu tout le paysage, même si tu as déjà morflé. À 40 ans, tu peux te trouver de super bons arguments avec la réalité à l'appui, je trouve. Donc, j'avais une énergie comme la météo ; ce putain de temps de novembre de merde qu'on se tape depuis, bah, novembre. Ça commence à faire long et je sens bien que mon corps est carencé, comme probablement tous les mecs qui ont fait du black metal norvégien au début des années 90. Et c'est dans cet esprit commun, avec un corps en bout de piste, que j'ai slalomé entre mamie qui se croit au marché en Provence ou connard qui plante son caddie comme on gare une bagnole de traviole à 2h du mat' au night shop du coin pour acheter un pack de 6 et du papier à rouler.

Grosse envie de meurtre, et c'est heureux que je fasse pas mes courses chez Walmart en bifurquant au rayon préféré des ricains : les armes (ou les drogues sur le parking. Cf. le crack).

Malgré tout, l'être résilient que je suis a entamé son Vietnam de la propreté sur la saga Twilight en fond (à mon avis, je me sens raccord avec la météo de Forks, les dialogues cringe et une soundtrack pas dégueulasse. J'ai appris à tout à fait apprécier Twilight, mais super en retard : 10 ans après tout le monde et quand tout le monde a subitement changé d'avis alors que les chambres à coucher d'ado étaient des musées à la gloire de la saga. Je suis toujours en retard. Détail important : je me serais barrée avec le loup. Pas le vampire qui a une température proche de 7° et qui te fait la morale alors qu'il veut te bouffer ; cette décision de merde qu'on prend à 17 ans. À 40 ans, tu vises la chair et le sang, une température corporelle caliente et, si sa forme humaine te fait chier, t'as droit au chien taille XXL. Jacob, tu étais le choix malin). Bref, ayant compris que mon humeur morose était en partie liée à une ambiance beaucoup trop cracra, j'ai fait ce putain de ménage de mes deux. Solution pour les nazes dans mon genre, quand on aimerait faire mais qu'on geint comme un moufflet qui veut rien foutre : faire les choses en les faisant mal. Armée de mon sac poubelle, j'ai dit merde au recyclage que je suis habituellement avec attention, et j'ai fourré les trucs dedans comme ledit moufflet en question. Ça marche bien. Astuce : bien enrober tous les trucs qui font un bruit suspect qui murmure "je suis pas censé être là-dedans" en foutant plein de trucs mous… un peu comme quand tu fourrais des fringues dans ton sac à dos rempli de bouteilles d'alcool que tes parents auraient grillées fissa rien qu'en t'écoutant marcher. La vie est pleine d'apprentissages.

Ma maison est propre.
Le chat a bouffé ses médocs sans me faire chier pour soigner sa queue meurtrie par la guerre des gangs de chats qui sévit dans le quartier, ce fléau.

Après, j'ai ronflé devant Twilight (c'est vraiment bien), pris une douche et je suis enfin dans mon lit en me sentant neuve, telle Bella après s'être bouffé tout le venin d'Edward et 46 morsures (il l'a quand même bien dégommée alors qu'elle était en train de faire une expérience de mort imminente. Ou il avait juste la dalle sans se l'avouer, ce serait pas étonnant après 3 films où il la fait chier avec son petit ton moralisateur et paternaliste à donf ---- m'enfin faut dire qu'en vrai, c'est un vieillard d'une autre époque. Bella a vraiment fait un choix con, ça sent trop à la fin que son avenir, c'est de ramasser les chaussettes du vampire relou alors qu'elle aurait pu se taper des feux de camp avec Jacob en chantant Stewball tout en faisant griller des saucisses et des marshmallows).

N'ai pas fait ma routine beauté de meuf en 48 étapes durant ma douche, donc je suis encore le Bigfoot.

On fera le ravalement de façade demain.

En théorie.

Mais peut-être que mon avenir est d'être le Bigfoot.

4.4.26

Jesus turned the other cheek and I'll strike that one too


Je suis toujours en vie, le chat aussi ! Ça lui apprendra à se la jouer street fighter en pesant seulement 4,5kg tout en étant un très grand chat (allure heroin chic, t'as vu).

Bien évidemment, durant tout ce temps où j’ai joué à la garde-malade avec mon fils, ma bataille, j’ai aussi une quantité de notes qui se sont entassées en boule dans mon cerveau comme dans une manne à linge qui dégueule. Le temps de tout trier et de me demander si ça pue ou si c’est urgent se fera les prochains jours.

En attendant, d’ici là, je vais faire les courses demain et passer toute ma baraque au savon, histoire d’assainir l’atmosphère pour que je puisse continuer d’écrire mon bordel ici en toute sérénité, avec un parfum de propre plein les narines.

Tant qu’à faire, il serait aussi bon pour moi de faire cette satanée routine beauté de meuf en 48 étapes, histoire de redevenir un être humain impossible à confondre avec le Bigfoot.

Dans le même ordre d’idée, mon chat a désormais une coupe punk au niveau de la queue qui lui donne un air totalement crétin ; je subodore que c’est pour ça qu’il ne sort pas trop en ce moment… c’est un peu l’équivalent félin du cône de la honte.

Ou quand on vit dangereusement en se faisant une frange avec les ciseaux de cuisine alors qu’on a un entretien d’embauche le lendemain (ou un date avec Kevin).

Nous comprenons.